Territoire COUVERT
Dans les Hautes-Alpes, la Consultation Mémoire repose sur 3 sites hospitaliers : Le CHICAS – site de Gap, le Centre Hospitalier des Escartons et le Centre Hospitalier d’Embrun, permettant ainsi de couvrir les principaux secteurs géographiques du département.
Il n’existe pas, de découpage administratif strict imposant à une personne de consulter sur l’un ou l’autre site. En pratique, le choix du site dépend notamment du lieu de résidence, de la disponibilité des consultations, du besoin d’expertise et du parcours de la personne.
Qui peut solliciter et/ou POUR QUI
La consultation mémoire n’est pas un dispositif d’accès direct. En pratique, le médecin traitant est généralement le premier interlocuteur. Il réalise une première évaluation et adresse la personne à une consultation mémoire lorsqu’un bilan spécialisé est nécessaire.
D’autres professionnels peuvent orienter : un médecin spécialiste, un médecin hospitalier ou encore, un professionnel intervenant dans le parcours qui peut alerter le médecin traitant et contribuer à l’orientation.
La consultation mémoire s’adresse aux personnes présentant des troubles de la mémoire, des difficultés cognitives ou des changements inhabituels dans leur fonctionnement quotidien, notamment :
- des oublis inhabituels ou répétés ;
- une aggravation progressive des difficultés de mémoire ;
- des difficultés nouvelles dans l’organisation du quotidien ;
- des troubles de l’orientation dans le temps ou dans l’espace ;
- des difficultés de langage ou de compréhension ;
- des changements inhabituels du comportement ;
- une diminution des capacités à gérer certaines activités habituelles
La consultation mémoire est particulièrement utile lorsqu’un professionnel constate une évolution inhabituelle des capacités cognitives ou de l’autonomie et qu’il existe un doute sur son origine.
POURQUOI FAIRE
Les consultations mémoire sont des consultations spécialisées destinées à :
- Confirmer ou écarter l’existence d’un trouble cognitif : L’objectif n’est donc pas de « poser Alzheimer » systématiquement, mais d’identifier ce qui explique les difficultés rencontrées par la personne.
- Rechercher la cause des troubles : selon la situation, des examens complémentaires peuvent être nécessaires (bilan biologique, imagerie cérébrale, IRM…), etc. Les troubles cognitifs peuvent avoir de nombreuses causes (vieillissement normal, troubles anxieux ou dépressifs, effets médicamenteux, pathologies neurologiques ou vasculaires, maladies neurodégénératives, etc.). Une consultation spécialisée permet justement de faire la part des choses.
- Évaluer le retentissement dans la vie quotidienne : il s’agit de comprendre ce que les troubles changent concrètement pour la personne (gestion des médicaments, finances et démarches administratives, conduite automobile, préparation des repas, gestion du domicile, orientation et déplacements, relations sociales, autonomie et sécurité).
- Proposer une prise en charge, prescrire des traitements spécifiques et orienter vers d’autres professionnels comme par exemple une Équipe spécialisée Alzheimer (ESA) ou la plateforme des aidants pour accompagner les proches.
comment
Il s’agit d’une consultation hospitalière, prise en charge dans les conditions habituelles de l’Assurance maladie.
Les équipes pluriprofessionnelles varient selon les sites mais le parcours comprend généralement :
- Une consultation médicale : Un médecin spécialisé en gériatrie et/ou neurologie réalise une évaluation clinique. Il recherche notamment les antécédents, les traitements pouvant influencer les fonctions cognitives, les symptômes et leur évolution, le degré d’autonomie et les éventuels troubles associés.
- Une Evaluation cognitive initiale : selon les besoins, un neuropsychologue et/ou un psychologue réalise des tests permettant d’évaluer différentes fonctions (mémoire, attention, langage, orientation, fonctions exécutives, capacités visuospatiales, etc.)
Selon les sites, des ateliers en groupe, des entretiens individuels, un soutien aux aidants sont proposés.
