Les troubles du comportement
- Enjeux
- Ressources mobilisables
- Points de vigilance
- Perspectives
- Boîte à outils
Enjeux
Les troubles du comportement chez la personne âgée (agitation, agressivité, désorientation, opposition aux soins) peuvent survenir dans différents contextes, notamment en lien avec des pathologies neurodégénératives ou des situations de fragilité psychique. Ils ont un impact important sur la sécurité de la personne, la qualité de l’accompagnement et le maintien à domicile. Ces situations peuvent générer un sentiment d’impuissance chez les aidants et les professionnels, et conduire à des ruptures de prise en charge si elles ne sont pas accompagnées de manière adaptée.
Ressources mobilisables
Les professionnels du domicile (aides à domicile, infirmiers) sont en première ligne pour observer les évolutions et adapter les interventions.
Les médecins traitants assurant le suivi médical, orientent vers les ressources spécialisées. Les établissements de santé, interviennent en appui lors de situations aiguës ou nécessitant une évaluation approfondie.
Le dispositif d’appui à la coordination (DAC) peut accompagner les professionnels dans l’analyse de la situation et la mise en place de réponses adaptées.
Les neurologues peuvent également être sollicités pour apporter un avis spécialisé face à des symptômes complexes. Dans les Hautes-Alpes, l’offre est principalement organisée autour de Gap, Embrun et Briançon avec des consultations hospitalières et une présence de neurologues libéraux :
- Gap : consultations de neurologie au CHICAS, ainsi que plusieurs neurologues libéraux.
- Embrun : consultations avancées de neurologie au Centre hospitalier, assurées par les neurologues du CHICAS, 2 fois par mois.
- Briançon : présence de neurologues libéraux.
- Sisteron : consultations de neurologie assurées par les neurologues du CHICAS.
Les acteurs de la psychiatrie restent mobilisables en cas de troubles sévères ou de décompensation (cf. besoin 16 : Faire face aux troubles d’allure psychiatrique)
Ces interventions nécessitent une adaptation constante en fonction de l’évolution des comportements et des capacités de la personne.
Points de vigilance
Les troubles du comportement soulèvent plusieurs difficultés spécifiques :
- une gestion complexe au quotidien, pouvant générer des tensions importantes pour les aidants et les intervenants ;
- un manque de solutions intermédiaires, entre le domicile et l’hospitalisation, pour faire face aux situations les plus difficiles ;
- des difficultés d’accès aux ressources spécialisées, notamment en psychiatrie ou en gérontologie, avec des délais parfois longs ;
- une coordination parfois insuffisante, en raison de la multiplicité des intervenants et de l’absence de temps dédiés aux échanges ;
- un risque d’épuisement des aidants, particulièrement élevé dans ce type de situation ;
- des contraintes territoriales fortes, limitant la réactivité et la fréquence des interventions dans certaines zones.
Ces éléments peuvent conduire à des hospitalisations non programmées ou à des décisions d’orientation en établissement prises dans l’urgence.
Perspectives
Le développement de réponses adaptées aux troubles du comportement passe par une approche globale et coordonnée, intégrant à la fois les dimensions médicales, sociales et environnementales. Le renforcement des compétences des professionnels du domicile, notamment en matière d’accompagnement des troubles cognitifs et comportementaux, constitue un levier important. Le développement d’interventions spécialisées à domicile, ainsi que la mise en place de temps d’échange pluridisciplinaires, permettent également d’améliorer la gestion de ces situations.
Boîte à outils