territoire couvert
Les Hautes-Alpes disposent de 6 habitats inclusifs ouverts (39 places), représentant une offre encore limitée et déjà fortement sollicitée.
Le Département recense par ailleurs 8 autres projets d’habitats inclusifs (pour 93 places) et au moins 22 projets d’habitat alternatif/intermédiaire destinés principalement aux seniors, mais une grande partie correspond encore à des projets à l’étude ou en développement et ne constitue donc pas une offre disponible immédiatement.

Qui peut solliciter et/ou pour qui
Personnes âgées, généralement à partir de 65 ans, et personnes en situation de handicap qui souhaitent vivre dans un logement ordinaire tout en bénéficiant d’un environnement collectif et sécurisant.
Selon le dispositif, le public peut être plus ciblé : personnes âgées autonomes, personnes isolées, personnes en situation de handicap, notamment psychique, ou personnes ayant besoin d’un cadre de vie partagé.
Pour l’habitat inclusif, il n’existe pas de condition obligatoire de GIR, d’orientation MDPH ou de bénéfice de l’APA/PCH
pourquoi faire
Les formes d’habitat peuvent être variées : habitat inclusif en logements individuels regroupés, petites unités de logements, colocation ou sous-location, maison partagée, famille gouvernante, logements adaptés pour seniors ou personnes en situation de handicap, voire résidences proposant des services ou une présence sécurisante.
Ces solutions d’hébergement permettent de proposer une alternative au domicile individuel et à l’EHPAD, afin d’éviter l’isolement, maintenir l’autonomie et favoriser le maintien dans un environnement ordinaire, tout en partageant des temps de convivialité avec d’autres habitants. Elles peuvent parfois permettre à une personne de rester vivre dans son environnement habituel, dans son village.
Les modalités varient selon le type d’habitat. La personne dispose généralement de son propre logement ou espace privatif, associé à des espaces communs et/ou à des temps de vie partagée. Dans l’habitat inclusif, un projet de vie sociale et partagée est proposé : activités, convivialité, prévention de la perte d’autonomie et ouverture sur le quartier. L’habitat inclusif n’assure pas directement les soins ou l’accompagnement médico-social individuel : les habitants peuvent faire intervenir, selon leurs besoins, un SAD/SAAD, SSIAD, IDE, SAVS, SAMSAH, etc.
À retenir : l’habitat intermédiaire regroupe des solutions très différentes. Il ne s’agit pas d’un « petit EHPAD » : la personne reste dans un logement ordinaire ou assimilé, avec un niveau de collectif, de services et de sécurisation variable selon la formule choisie.
comment
L’accès se fait généralement directement auprès du gestionnaire ou du porteur du projet, selon les logements disponibles et les critères propres à chaque dispositif. Il n’y a pas de procédure unique d’admission. Le coût dépend du statut du logement et des services proposés : loyer ou redevance, charges et éventuellement participation aux services/animations. Des aides au logement et, selon la situation, l’APA ou la PCH peuvent être mobilisées.
Pour l’habitat inclusif conventionné, L’Aide à la Vie Partagée (AVP), lorsqu’elle est applicable, contribue au financement de l’animation et de la vie partagée. Elle ne finance pas les soins ou l’aide individuelle.
Une préparation à l’installation et une évaluation de l’adéquation entre le projet de vie de la personne et le fonctionnement de la colocation sont prévues.
ℹ️ Financement et sélection des projets :
Le financement des porteurs dépend du type de solution. Pour l’habitat inclusif, le principal financement de l’animation et de la vie partagée est l’Aide à la Vie Partagée (AVP), financée par la CNSA via le Département. D’autres financements peuvent compléter le montage : aides de l’État, de l’ANAH, des collectivités, des bailleurs sociaux ou financements propres aux porteurs.
Les projets sont retenus dans le cadre de la programmation départementale de l’habitat inclusif, pilotée par la Conférence des financeurs de l’habitat inclusif, sur la base des besoins du territoire, des projets proposés et de leur capacité à répondre aux objectifs définis collectivement. Une convention avec le Département permet ensuite de mobiliser l’AVP.
Pour les autres formes d’habitat intermédiaire (colocation, maison partagée, résidence, famille gouvernante…), il n’existe pas de mode de financement ou de sélection unique : le montage dépend du porteur, du statut du logement et des financements mobilisés.
